Suite et fin : 100 twittos du marketing et de la communication à suivre

En complément de mon article de dimanche, je vous recommande ci-dessous 50 autres comptes Twitter (français ou francophones) à suivre dans les domaines du marketing et de la communication… Bonne découverte à tous !

Suite et fin : 100 twittos du marketing et de la communication à suivre - TheBrandNewsBlog

Les « gourous » du digital et des médias sociaux

Très présents sur les réseaux (et c’est bien normal puisque c’est leur métier), les experts du digital et des médias sociaux se comptent par milliers, ne serait-ce que sur Twitter. Je ne citerai donc que certains d’entre eux, de nombreuses listes dédiées circulant déjà sur le web, comme celle ci : « la liste des 50 comptes Twitter Social Media à suivre en France« . Hormis les incontournables Frédéric Cavazza (@FredCavazza) ou Loic Le Meur (@loic), je recommande les comptes de Cyril Bladier (@businesson_line), Hervé Kabla (@HerveKabla), Gilles Reeb (@giluzful), Camille Jourdain (camj59), Nicolas Antonini (@THEINFORMINE) ou encore Jeremie Aubert (@jeremieaubert)…

Les pros du brand content et du storytelling…

Champions du contenu et des histoires de marques, ces experts sont souvent issus de la publicité ou du marketing. Ils « ré-enchantent les marques », soit en décortiquant leurs mythes et leurs modes d’expression, soit en créant de nouveaux formats et nouveaux modes de diffusion, adaptés à l’évolution des attentes des consom’acteurs… Qu’il s’agisse de l’expert du storytelling Sébastien Durand (@sebastiendurand), ou bien des spécialistes du brand content Thomas Jamet (@tomnever) et Thierry Herrant (@thierryherrant), leurs comptes valent le détour…

Les dircoms sont dans la place

Entre les « précurseurs » et les « suiveurs », les dircoms « addicts » de Twitter et ceux/celles qui se sont bornés à ouvrir un compte qui « vivote », les pratiques des dircoms sur Twitter demeurent variables. Tandis que certains se sont réellement engagés dans la conversation avec leurs pairs ou leurs followers, d’autres ont une politique plus sélective… Je citerai en guise de bonne pratique, parmi les directrices et directeurs de communication à suivre: Frédéric Fougerat chez Altran, Coralie Bitan chez Steria (@CoralieBitan), Pierre Auberger chez Bouygues (@PierreAuberger), mais également Aurélie Verhulst (@AurelieVerhulst), Marie-Christine Lanne (@Mc_Lanne), Stéphane Fort (@Steven__Strong) ou Sandra Freidman (@sfreidman)…

Les Twittos « triple A »

Leur discrétion et leur modestie dussent-elles en souffrir, ces professionnels de la communication et du marketing méritaient bien une catégorie à part. Car dans une « économie de l’attention » plus que jamais menacée par l’infobésité, la plupart sont de véritables « trésors » en leur genre. Hyper-Actifs, Attentionnés et Altruistes, ce sont les champions (et le plus souvent des championnes je dois dire) du partage et de la conversation, bref de la véritable communication « 2.0 ». Pas une tendance ou un contenu à valeur ajoutée qui ne leur échappe (ou presque). Et si peu de jours « sans » ! Bref, des incontournables dont le dynamisme et l’état d’esprit secouent quotidiennement la twittosphère. Je citerai entre autres, parmi ces infatigables triple A : Nathalie Ollier (@NathOllier), Natalia Robles (@RoblesNatalia), Sandrine A Lagardère (sandrineL78), Nathalie Ruiz (@ruiz_nath), Nancy Kattau (@brandinmotion), Ariel Straboni (@arielSTRABONI), Sandrine Fouillé (@sfouille), Jean-Marc Diviki (@diviki), Coryne Nicq (@corynenicq)… Mais la liste des communicants et marketeurs « connectés » est longue, signe de la vitalité de cette communauté !

 

=> Voir ici les 50 précédents twittos à suivre…

(Crédit photo : X, DR)

 

100 twittos du marketing et de la communication à suivre sans hésitation

Après la shortlist des 10 blogs marketing et communication que je vous suggérais de découvrir en tout début d’année*, je vous propose aujourd’hui d’aller à la rencontre de 100 professionnels (français ou francophones) de ces disciplines, via leur compte Twitter**.

Au-delà de la communauté des journalistes, qui s’est rapidement appropriée la plateforme de micro-blogging (je ne les ai pas inclus dans ma liste ci-dessous), les marketeurs et communicants ont souvent fait partie des early adopters de Twitter. Beaucoup d’entre eux/elles continuent d’être très actifs sur ce réseau et de nouveaux confrères et consoeurs les rejoignent chaque jour.

Suivre ces Twittos est d’abord un excellent moyen de garder un oeil sur l’actualité de la communication et du marketing et d’en détecter les nouvelles tendances et sujets émergents. Vous pourrez également échanger avec la plupart des ces professionnels, qui sont en général accessibles et ouverts à la conversation, pourvu que vous respectiez les quelques règles de courtoisie toujours appréciées dans la twittosphère, bien entendu.

NB : pour vous abonner directement à l’un ou l’autre de ces Twittos, il faut évidemment posséder un compte Twitter (pour qui n’est pas encore inscrit, ouvrir un compte ne prend que quelques minutes) puis cliquer simplement sur les boutons « Suivre… » ci-dessous. Toutes mes excuses pour l’éventuelle lenteur d’affichage de cette page, du fait du grand nombre de boutons qui s’y trouve.

100 twittos du marketing et de la communication - TheBrandNewsBlog

>> Les experts en relations publiques, réputation et communication de crise

Théoriciens et/ou praticiens reconnus, la plupart de ces Twittos, comme Marina Tymen (@matymen), Emmanuel Bloch (@emmanuelbloch) ou Thierry Libaert (@thierrylt) ont travaillé ou travaillent encore pour de grandes entreprises, dans les domaines des relations publiques et de la gestion / communication de crise. Aujourd’hui auteurs, consultants en réputation ou experts de ces questions au sein de leurs structures respectives, ils partagent le fruit de leur veille et de leur réflexion via Twitter, mais également sur d’autres plateformes (Facebook, Scoopit, site dédié à la « communication de crise et sensible » comme celui de l’OIC, animé par Didier Heiderich alias @HeiderichPro ou le blog « ReputatioLab » de Nicolas VanderBiest alias @Nico_vanderB)… N’hésitez donc pas à les suivre pour bénéficier de leur regard sur l’actualité et de leurs analyses sur les bonnes et mauvaises pratiques de la communication et la gestion de crise, en particulier.

>> Les pros de la communication publique et territoriale

La communication publique, la communication politique et le marketing territorial n’ont pas de secret pour ces opérationnels chevronnés. Qu’ils travaillent à l’échelle d’une région comme Xavier Crouan (@xcrouan), d’une commune comme Benjamin Teitgen (@bteitgen), d’une structure intercommunale comme Laurent Riéra (@LaurentRiera) ou Marc Thébault (@marcthebault) ou bien en agence comme Franck Confino (@franckconfino) et Eric André (@eric_sennse), la plupart sont très actifs sur Twitter et au sein de l’excellent réseau de la communication publique et territoriale : Cap’Com. Plusieurs d’entre eux tiennent également des blogs spécialisés qui font référence (comme Marc Thébault et Benjamin Teitgen). Suivez-les pour une immersion passionnante dans le monde de la com’ et des territoires…

>> Les champions du marketing, du branding et des stratégies de marque

Dans les domaines du marketing et de la gestion de marque, pas si facile de trouver rapidement sur Twitter les comptes des experts et expertes. Les Twittos revendiquant dans leur profil une expertise digitale ou liée aux médias sociaux sont évidemment bien plus nombreux… Et même si les frontières sont beaucoup plus poreuses que ne le laisse entendre ma liste (pardon pour les « étiquettes » que j’attribue ici, qui ont surtout pour vocation de simplifier la vie de mes lecteurs) je recommande néanmoins tout particulièrement pour le branding les comptes des universitaires Géraldine Michel (@michelbranding), Fabienne Berger-Rémy (@berger_remy), Marie-Eve laporte (@Bulamel) ou encore ceux des auteurs référents Georges Lewi bien sûr (@LewiGeorges) ou Daniel Bô (@qualiquanti)…

>> Les blogueurs et influenceurs

Omniprésents sur les réseaux sociaux, où leurs articles sont régulièrement relayés, les blogueurs et influenceurs du marketing et de la communication ne partagent pas que leurs propres articles sur les différentes plateformes. Ils s’efforcent aussi de partager ceux des autres blogueurs, ainsi que les articles d’actualité de leur secteur d’activité. Aisément accessibles et ouverts à l’échange (pour la plupart de ceux que je connais en tout cas), ils sont « socialement » très actifs et comptent souvent des milliers de followers sur Twitter. Dans la grande fratrie de ces influenceurs, je recommande vivement de suivre Olivier Cimelière (@olivcim), Christophe Ginisty (@cginisty), Nicolas Bordas (@nicolasbordas), Eric Briones (@darkplanneur), Franck la Pinta (@flapinta), ThierrySpencer (@THIERRYSPENCER), Raphaël Malka et Stéphanie Mézin (@RaphMalka, @StephMezin), ou encore le compte des blogueurs du Siècle Digital (@Siecledigital)…

 

=> Voir ici les 50 autres twittos 

recommandés par le BrandNewsBlog 

 

* Voir mon article précédent : « <a href= »https://brandnewsblog.com/2014/01/0

Les 5 dogmes (vacillants) du marketing du luxe

Vous l’avez peut-être remarqué, j’ai un petit faible pour les ouvrages marketing originaux, voire iconoclastes. « La marge est ce qui fait tenir ensemble les pages du livre » a dit un jour Jean-Luc Godard. En ce sens, on trouve souvent plus d’idées et de pistes de réflexions dans les productions d’auteurs originaux et peu connus que dans les best-sellers de la mercatique…

Avec Le luxe déchaîné (édition Le Bord de l’eau 2013), Marine Antoni nous offre une réflexion passionnante sur l’évolution du modèle du luxe « à la française »Son essai, émaillé d’exemples récents, établit un parallèle inattendu et audacieux entre l’effondrement d’un genre littéraire (la tragédie classique au 19ème siècle) et la mutation profonde dans laquelle les marques et le marketing du luxe sont aujourd’hui engagés. Ce faisant, cette ancienne étudiante de khâgne et de l’ESCP nous démontre en quoi les dogmes qui régissaient jusqu’ici ce marketing bien spécifique sont notamment remis en cause par l’émergence d’une nouvelle typologie de consommateurs…

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Le marketing de la marque de luxe : une discipline jusqu’ici très codifiée…

Depuis des années, les marques de luxe ont fait l’objet d’une littérature abondante. Pour la plupart des auteurs, comme Jean-Noël Kapferer et Vincent Bastien (Luxe oblige, 2008), le luxe se caractérise d’abord par un certain nombre de caractères distinctifs comme son prix élevé, l’exceptionnelle qualité des « matériaux » employés et un processus unique de conception-production.

De même que la tragédie classique se conforme à un corpus de règles extrêmement précis (notamment la règle dite des 3 unités*), le marketing du luxe fait lui-même l’objet, dans la littérature spécialisée, d’une codification rigoureuse. Il obéirait notamment à 5 grands axiomes, qui ont quasiment valeur de « dogmes » :

1 / NOBLESSE DES OBJECTIFS : la marque de luxe doit faire rêver (susciter le désir), réconforter (offrir du plaisir) et surtout produire de la distinction ;

2 / TON / « ESTHETIQUE » IRREPROCHABLES : la marque de luxe doit respecter scrupuleusement les règles du bon goût (la célèbre formule de Gabrielle Chanel « le luxe est le contraire de la vulgarité » en est la meilleure expression) ;

3 / GESTION « MONOLITHIQUE » : la marque de luxe doit à la fois refléter une identité forte, distinctive et cohérente (= « unité d’action ») et offrir en tout temps et en tout lieu un visage homogène… « afin que les consommateurs fassent la même expérience de la marque dans le temps et dans l’espace » (= « unité de temps » et « de lieu ») ;

4 / RESPECT DE SES ORIGINES : la marque de luxe est souvent indissociablement liée à son/sa créatrice et doit par-dessus tout rester fidèle à ses propres codes, sans en déroger (faute de quoi elle ne serait plus « audible ») ;

5 / DISTANCE ET INACCESSIBILITE : tout ce qui peut porter atteinte au « rêve » véhiculé par la marque doit être banni (trivialité, références populaires ou vulgaires, codes et registres de la grande consommation…).

… Un marketing bâti par opposition à celui de la grande consommation

Erigé contre les conventions et le goût « vulgaire », le luxe (dans sa conception traditionnelle) constitue pour son consommateur « historique » un moyen d’acquérir une place dans la société et d’affirmer un statut. « Badge social », ou « médaille » selon la terminologie de Kapferer et Bastien, il constitue une « récompense symbolique de la réussite et donc de l’acquisition du pouvoir ».

A ce titre, il est important pour les clients traditionnels du luxe que celui-ci soit visible, soit de façon ostentatoire (importance des logos, des monogrammes ou de styles immédiatement reconnaissables : total look de Chanel…), soit de manière plus subtile, afin d’être reconnu seulement par les membres d’une catégorie sociale.

Dans cette conception du luxe, il est également important que les marques soient perçues comme difficilement « accessibles » au commun des mortels, de par leur prix (élevé) ou tout autre obstacle culturel ou physique. Marine Antoni cite par exemple l’organisation de certaines boutiques (Hermès, Louis Vuitton ou celui de la boutique Christian Dior avenue Montaigne), dont la configuration est étudiée pour ériger un maximum de barrières et de distances entre le produit (idéalisé / désirable / inaccessible) et le client…

Du consommateur « classique » au consommateur « romantique » : de nouvelles attentes vis-à-vis du luxe

Mais cette conception traditionnelle du luxe a aujourd’hui vécu. Sous l’influence des modèles anglo-saxons de démocratisation du luxe (« nouveau luxe », « luxe accessible » ou encore « masstige ») et du fait de l’émergence de nouveaux profils de consommateurs, les marques sont amenées à repenser leur modèle et leur marketing.

La figure du « consommateur romantique », tel que Marine Antoni le décrit, par opposition au « consommateur classique » ou traditionnel du luxe, a des attentes nouvelles. Moins soucieux de statut et de reconnaissance sociale, il/elle souhaite avant tout être reconnu(e) dans son identité et consommer le luxe de manière plus individuelle et hédoniste. Dans cette optique, le luxe devient davantage un moyen d’affirmation et de différenciation de l’individu plutôt qu’un symbole d’appartenance sociale. Les marques sont avant tout choisies sur des critères affectifs et hédoniques, car le consommateur romantique privilégie les dimensions « émotionnelle, expérientielle et psychologisée » du luxe. Plus que les attributs réels et fonctionnels du produit (qualité des matériaux, perfection des finitions…), c’est au monde imaginaire auquel renvoie la marque que le nouveau profil de consommateur s’intéresse…Fidélité à ses valeurs ou à ses choix de consommation, quête de l’authenticité et de l’émotion, goût pour la mode et l’innovation, recherche de singularité : les codes traditionnels sont de plus en plus « ringardisés », remettant en cause les repères immuables des plus grandes maisons de luxe…

Retrouvez la suite dans mon prochain post :

« Le luxe déchaîné ou comment les marques de luxe se réinventent »

* La règle des 3 unités, énoncée par Boileau dans son Art Poétique est considérée comme le fondement narratif de la tragédie : elle dispose « Qu’en un lieu, qu’en un jour, un seul fait accompli / Tienne jusqu’à la fin le théâtre rempli. Pour des raisons de vraisemblance et d’efficacité, la tragédie ne doit dépeindre qu’une intrigue principale, dont la durée n’excède pas vingt-quatre heures et qui se tienne en un lieu unique.

Crédit photo : Le bord de l’eau / TheBrandNewsBlog