Suite et fin : 20 championnes du digital et de la #TransfoNum à suivre sans hésitation…

digital-champions-2La semaine passée, je vous dévoilais sur ce blog la première partie de ma shortlist de « championnes du numérique ». 

Fidèle à ma promesse, je vous livre aujourd’hui la suite et fin de cette sélection de digital women remarquables, dont la valeur et les profils, comme vous le constaterez, n’ont rien à envier aux 10 championnes que je vous présentais il y a 10 jours.

Pour celles et ceux qui en douteraient encore, le digital a largement rebattu les cartes et dans ces métiers d’avenir que sont les métiers du numérique, même s’il reste sans doute des compétences et des spécialités à conquérir et à féminiser, les femmes ont déjà largement fait leurs preuves et beaucoup excellent, combinant à merveille esprit d’entreprise, compétences techniques et cette intelligence des réseaux sans laquelle aujourd’hui rien n’est possible.

Hommage soit donc rendu à ces 20 expertes du numérique, ainsi qu’à toutes celles qui, au quotidien, « cassent les codes » et s’attaquent inlassablement aux fameux « plafonds de verre ».

NB : je n’ai pu m’empêcher d’ajouter en fin d’article quelques autres noms de femmes remarquables du numérique, auxquelles je vous encourage également à vous abonner. Si je ne leur ai pas consacré un paragraphe complet, leur dynamisme et la qualité de leurs comptes sociaux valent assurément le détour :-)

 

Valérie Dagand (@VDAGAND)

valerie-dagand-moxhet-cyberelles-1-copieChief Digital Officer de Vinci Autoroutes, après avoir occupé sensiblement les mêmes fonctions chez Vivolta et Aéroports de Paris et avoir été également Directrice e-commerce et marketing digital  du site Printemps.com, Valérie est pour ainsi dire tombée dans le chaudron de potion magique du digital depuis le début de sa carrière. Autant dire que la transformation numérique des organisations, elle connaît, pour l’avoir mise en œuvre dans les différentes entreprises par lesquelles elle est passée. Pionnière du web depuis 20 ans, Valérie s’est aussi fait une spécialité d’accompagner les « premières fois » : lancement de la première plateforme e-commerce de Monoprix ou des premiers sites de marques de luxe telles que Dior ou Le Bon marché. Elle est aussi depuis plus de 6 ans la présidente du réseau de networking Cyberelles, au sein duquel des professionnelles du numérique échangent et partagent leur expérience. Très régulièrement invitée pour des conférences ou des interviews sur ses domaines d’expertise, Valérie est notamment présente sur Twitter, LinkedIn, Google+…

                                                    > Catherine Barba (@cathbarba)

catherine-barba-innovation-center-retail-new-yorkEntrepreneuse, business angel et patronne du PEPS lab, Catherine est une spécialiste du e-commerce et surtout une  des personnalités les plus dynamiques et les plus reconnues du paysage numérique français. Pionnière du web, comme Valérie Dagand, elle a fait ses premières armes digitales en pilotant le nouveau département Internet de l’agence de médiaplanning OMD, avant de travailler pour iFrance, société d’hébergement de pages personnelles fondée par Marc Simoncini. Fondatrice du site Cashstore, puis de sa propre agence de conseil en marketing digital (Malinéa), qu’elle a revendue aux propriétaires de Vente-privée, elle se lance ensuite dans un nouveau projet personnel, le Catherine Barba Group, avant d’inaugurer le PEPS lab, son premier laboratoire sur l’innovation pour le retail, à New York. Marraine et business angel de start-up comme Leetchi, Mangopay, Union web et Sojeans.com, elle n’hésite pas à investir dans les projets qui lui en paraissent dignes, jamais avare de ses conseils avisés ni de son temps. Conférencière archi-sollicitée, on retrouve ses interviews partout sur le web et ses comptes Facebook, LinkedIn et Twitter sont largement suivis.

> Marie-Christine Lanne (@Mc_Lanne)

ambassadeursDirectrice de la communication et des engagements sociaux de Generali France, Marie-Christine est une de ces dircom connectées qui ont le mieux réussi, en l’espace de quelques années seulement, à reconfigurer complètement l’organisation et les missions de leurs équipes pour les adapter aux nouveaux enjeux et à la nouvelle donne de la révolution numérique. Elle-même très investie et particulièrement active sur les médias sociaux (Twitter, LinkedIn, etc) ainsi que sur des plateformes telles que Scoop.it, qui lui permettent de partager le fruit de sa veille sur ses thèmes de prédilection (gestion des risques, démarches RSE, enjeux environnementaux…), elle est également la meilleure des ambassadrices 2.0 de son entreprise, dont elle ne manque pas de relayer l’actualité et les initiatives. Comme Béatrice Judel, elle a également initié dans son entreprise un réseau  d’ambassadeurs-salariés dynamiques, qui partagent également l’actualité et les informations concernant Generali.

> Natacha Quester-Séméon (@NatachaQS)

natacha-quester-semeon-par-olivier-ezrattyChroniqueuse, coach digitale, co-fondatrice et CEO de l’agence digitale YouARhere, qui développe en particulier des solutions de réalité augmentée pour les entreprises, Natacha Quester-Séméon est une de ces « serial entrepreneuses » tombée elle aussi très tôt dans la grande marmite du digital. Fondatrice, avec sa mère et son frère d’une société de création de sites web éducatifs et culturels (I-Marginal), secrétaire générale du site Les Humains Associés et blogueuse sur son site super-marmite.com, Natacha est aussi une influenceuse humaniste et engagée, dont chacune des initiatives en ligne rencontre en général le succès. Co-fondatrice du mouvement et de la plateforme Les Zèbres avec Alexandre Jardin, elle a également présidé au lancement des associations Girlz In Web et Girls 3.0 et est également à l’origine du mouvement #JamaisSansElles. On la retrouve sur toutes les plateformes sociales référentes : Twitter, LinkedIn, Facebook et YouTube notamment, sur lequel son agence dispose de sa propre chaîne.

> Anne Lalou (@annelalou)

tedxcomiteinspiration-5-850x525Fille de diplomate et Directrice de la Web School Factory, Anne peut se targuer d’une carrière déjà bien remplie et extrêmement riche, à des fonctions de haute responsabilité dans les domaines de la finance internationale (Lazard, Rothschild), de l’immobilier (Nexity) et des médias (Havas). Rapidement sensibilisée aux enjeux de la révolution numérique, cette diplômée de l’ESSEC s’est fixée il y a 5 ans un nouveau défi. En créant de toutes pièces, sur le modèle américain, une grande école dédiée aux enjeux et aux métiers du numérique (la Web School Factory) et en l’adossant d’emblée à un laboratoire innovant (l’Innovation Factory), Anne a également fait le pari d’un modèle éducatif nouveau, où le brassage culturel, la curiosité et le collaboratif sont poussés à l’extrême, pour « apprendre aux étudiants à devenir autonomes, pour ne pas subir leur vie professionnelle ». Une approche qui a d’ores et déjà séduit beaucoup d’étudiants et de nombreuses entreprises, le charisme de cette directrice pas comme les autres n’étant pas non plus pour rien dans ce succès. Une championne du digital à suivre sur Twitter, Facebook et LinkedIn (entre autres).

> Guénaëlle Gault (@LaGuirlande)

photo-guenaelle-gaultAujourd’hui Chief Digital Officer de Kantar Public Affairs et Chief Digital Officer France de Kantar Consumer Insights, Guénaëlle a débuté sa carrière comme consultante au sein de l’agence Teymour (groupe Makheia), avant de rejoindre le Service d’Information du Gouvernement (en 2000) puis le département politique et opinion de TNS Sofrès, dont elle est ensuite devenue Directrice. « Digital transformeuse », Guénaëlle intervient régulièrement dans des colloques, auprès d’étudiants ou dans les médias pour évoquer les enjeux du numérique dans les entreprises. Chroniqueuse et auteure, sous sa casquette précédente, d’un ouvrage sur la politique « Pour en finir avec la politique à Papa. Les trentenaires prennent la parole », Guénaëlle est également une habituée des plateaux TV et une communicante pédagogue, à suivre sur Twitter bien sûr, mais également LinkedIn et Facebook.

> Céline Lazorthes (@CelineLz)

e-omrdylChef d’entreprise, fondatrice et dirigeante du groupe Leetchi, qui édite le site Internet de cagnotte en ligne Leetchi.com, l’outil de transfert par courrier électronique Leetchi Cash et la solution de paiement sur Internet Mangopay, Céline a connu une réussite fulgurante, au point d’avoir été nominée, dès 2011, pour le prix de la jeune personnalité digitale influente de l’année aux Hub Awards, aux côtés de Jacques-Antoine Granjon, Marc Simoncini, Pierre Kosciusko-Morizet et Xavier Niel. Cette ancienne diplômée de HEC, aussi audacieuse que tenace dans ses projets, a eu l’intelligence de céder 86% de start-up au Crédit Mutuel Arkea (en septembre 2015), une étape indispensable pour le développement de Leetchi, à l’international notamment. Tout en restant à la tête de Leetchi, elle est également devenue depuis lors business angel elle aussi, et intervient régulièrement dans les médias pour témoigner de son parcours et susciter les nouvelles vocations de la net économie. Une jeune dirigeante connectée à suivre sur Twitter et la plupart des grandes plateformes… et à retrouver également au travers de ses nombreuses interviews en ligne.

> Lubomira Rochet (@ljubomira)

lubomira-rochetChief Digital Officer du Groupe l’Oréal, Lubomira a été précédemment Directrice générale Europe du Sud de Valtech, après avoir travaillé dans des fonctions digitales chez Microsoft, Cap Gemini ou à l’Unesco, au début de sa carrière. Multi-diplômée, comme la plupart des championnes du digital que j’ai déjà mentionnées (Sciences Po, Ecole Normale Supérieure, Europa College et Berkeley !), Lubomira pilote la stratégie digitale de l’Oréal et met en musique sa transformation numérique, avec deux atouts de poids : un siège au Comité exécutif du Groupe tout d’abord, ce qui est d’autant plus utile que la fonction de CDO reste en général mal connue et appréhendée par les dirigeants, et d’autre part des moyens importants (encadrement direct de 80 collaborateurs et lien de hiérarchie fonctionnelle avec les 1 200 collaborateurs du Groupe en charge de missions marketing). Aujourd’hui présente et active sur Twitter, Facebook et LinkedIn,  ainsi qu’au travers de ses interviews accordées à différents médias, Lubomira est une championne digitale à suivre.

> Isabelle Falque-Pierrotin (@CNIL)

isabelle_falque-pierrotinS’il fallait une preuve qu’on peut être à la fois une championne très influente du l’écosystème digital et ne pas être du tout (ou presque) présente à titre personnel sur les différents réseaux sociaux (mais assurément ce cas relève davantage de l’exception que de la règle), Isabelle en est une parfaite illustration. Conseillère d’Etat et Présidente de la CNIL depuis le 21 septembre 2011 (elle a été réélue à ce poste en février 2014), elle est également Présidente du G29, le groupe de travail qui rassemble les différentes autorités en charge de la protection des données au sein de l’Union européenne. A ce titre (et ceci explique sans doute cela), après avoir également travaillé dans ses vies professionnelles antérieures auprès du Président de Bull, mais également au Ministère de la culture et à l’OCDE (en charge de la coopération internationale sur Internet, dès 1996), elle demeure constamment vigilante aux infractions et abus des Etats et des grandes plateformes Internet (GAFA notamment) en matière d’exploitation des données d’entreprises ou personnelles. Personnalité incontournable du numérique, très écoutée, il ne lui reste plus à mon humble avis qu’à ouvrir au moins un compte Twitter personnel  pour être parfaitement irréprochable ;-)) On peut en attendant la suivre en découvrant sur le web ses nombreuses interviews et prises de parole.

                                > Aurélie Jean (@Aurelie_JEAN)

aurelie-jean-e1456915905828Après Ludwine Probst la semaine dernière, je ne pouvais manquer de mentionner à part égale cette semaine le profil et le parcours brillants d’Aurélie Jean, aujourd’hui Senior Software developer chez Bloomberg, à New York. Diplômée de l’Ecole Normale Supérieure des Mines de Paris, mais également de la Penn University et du MIT (excusez du peu), cette jeune femme du numérique, docteur en sciences des matériaux et plus particulièrement « experte de la modélisation numérique et mathématique du comportement mécanique et morphologique des matériaux mous » a déjà consacré 7 années de recherche à cette spécialité au sein de l’Université de Pennsylvanie puis du prestigieux Massachussett Institute of Technology, avant de relever ce nouveau défi numérique en début d’année 2016 chez Bloomberg. Role model exemplaire pour les futures développeuses et autres programmatrices, elle est très attachée à expliquer son métier à ses jeunes compatriotes françaises et à battre en brèche les stéréotyped des métiers du code, souvent associés à la programmation de jeux vidéo et à cette image très masculine du geek un peu asociable passant ses journées derrière son écran. Un jeune femme à suivre sur Twitter bien sûr, mais aussi Facebook ou via ses différentes interviews consultables en ligne…

Quelques autres femmes du numérique à suivre sans hésitation…

Professionnelles de la transformation numérique en entreprise, consultantes spécialisées en stratégies digitales et/ou influenceuses reconnues des médias sociaux, plébiscitées pour la qualité et la richesse de leur compte Twitter, ces autres championnes du digital valent assurément le détour : Fabienne Billat alias @fadouce, consultante en stratégie digitale et responsable du réseau Femmes du Numérique en Rhône-Alpes ; Natalia Robles alias @RoblesNatalia, aujourd’hui attachée Information Digitale chez GRDF et membre du Comité TEDxCEWomen ; Aurélie Coudouel alias @AurelieCoudouel, Social media manager influente ; Isabelle Mathieu alias @isabellemathieu, Social Media Strategist et evangelist depuis 2010 ou bien encore Sandrine Fouillé, alias @sfouille, Directrice Conseil en stratégie digitale, marketing et transformation numérique, également déléguée de l’association Femmes du numérique en Pays de Loire.

Chief Digital Officers également très reconnues au sein de leur entreprise et auprès des professionnels, Thina Cadierno, alias @TCadierno (CDO de Carrefour), Gabrielle Mendès, alias @gabrielletwitt (CDO de PwC France) ou encore Magali Noé, alias @_Magali_NOE (CDO de CNP Assurances) sont d’autres ressources de grande valeur, très suivies en particulier sur Twitter.

Je citerai enfin, sans aucune prétention à l’exhaustivité encore une fois, ces spécialistes travaillant principalement en agence ou à leur compte que sont Valérie Demyttenaere (@ValBdeMytte), Sandrine (@Sandrinea), Catherine Cervoni (@CathCervoni) ou encore Coryne Nicq (@corynenicq) pour leur veille digitale sans faille notamment !

20 championnes du digital et de la #TransfoNum à suivre sur Twitter (et ailleurs)

femme-code-binaire-numeriqueC’est un peu mon péché mignon. Pour celles et ceux d’entre vous qui suivent régulièrement le BrandNewsBlog, vous connaissez mon goût pour les listes de professionnels du marketing, de la communication et autres sélections de talents du web 2.0.

Cela étant, aujourd’hui (une fois n’est pas coutume), point de parité hommes-femmes à attendre dans mes suggestions de comptes à suivre, car c’est à des championnes du digital et de la transformation numérique que j’ai décidé de m’intéresser… Entendez par là : à de véritables expertes d’Internet, des médias sociaux et de la transformation des entreprises, dont le digital a toujours été ou est progressivement devenu un violon d’Ingres. Au point que chacune d’entre elle intervient aujourd’hui régulièrement dans les médias ou dans le cadre de conférences dédiées pour partager sa vision, son expérience et ses bonnes pratiques en matière d’acculturation au numérique et d’adaptation du marketing, du langage ou des organisations à la nouvelle donne technologique.

Charismatiques, engagées et souvent visionnaires, ces femmes n’hésitent pas à casser les codes de leur secteur et de leur profession pour faire entendre la voix d’une innovation responsable, co-produite par les différentes parties prenantes et respectueuse de l’intérêt de chacun. Ce faisant, elles montrent incidemment l’exemple en brisant chaque jour un peu plus ces fameux « plafonds de verre », qui dans trop de secteurs (développement web, data analyse…) empêchent encore les femmes d’accéder comme elles le devraient à un certain nombre de métiers du numérique ou/et aux responsabilités qu’elles méritent.

Vous l’aurez compris : c’est avec une sincère admiration que je vous présente aujourd’hui les profils de ces championnes, dont plusieurs vous seront sans doute déjà connues, mais toutes méritent vraiment d’être découvertes… et suivies via leurs différents comptes sociaux.

Si j’ai pu commettre des oublis en me montrant trop sélectif dans cette liste, ne m’en veuillez pas : cette sélection ne prétend évidemment pas à l’exhaustivité et est nécessairement subjective. Par la qualité et la diversité des profils retenus, elle correspond davantage au « plateau idéal » de conférencières que je rêverais de rassembler un jour pour évoquer la transformation numérique des organisations (avis aux partenaires intéressés… ;) plutôt qu’à un quelconque classement.

Et pour une liste bien plus large de digital women, je vous renvoie bien volontiers au remarquable projet « Quelques femmes du numérique », réalisé par le photographe Olivier Ezratty, en partenariat avec les associations Cyberelles, Femmes du numérique, Girlz In Web et Girls In tech notamment.

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Anne Browaeys-Level (@browaeys)

anne-browaeys-ans-rejoindra-regie-amaury-medias-mai-2013-comme-fAujourd’hui Directrice générale Marketing, Digital et Technologie du Club Med, Anne a été précédemment Directrice Générale Adjointe du Parisien (en charge notamment de la « digitalisation » du titre) et Chief Executive Officer du Groupe Fullsix, après en avoir occupé différentes fonctions, de consultante junior à Directrice générale de Fullsix France. Citée à deux reprises (en 2014 et 2015) dans le classement « French Economic Top 100 Young Leaders » établi par l’Institut Choiseul (en partenariat avec le Figaro), elle possède cette double expertise du management d’équipes transversales et de la gestion de projets digitaux ambitieux, assortie d’une aura et d’un charisme reconnus, qui lui ont valu d’intervenir régulièrement dans les médias et dans le cadre de conférences. Membre du Comité de direction de Club Med, directement rattachée au P-DG Henri Giscard d’Estaing, elle a pour ambitieuse mission de piloter la transformation digitale du Club Med et de coordonner l’innovation client du Groupe, à la tête d’une direction élargie regroupant les équipes marketing et SI. Présente sur LinkedIn et Twitter, où elle partage notamment les initiative digitales du Club Med, on peut également la suivre sur Facebook (entre autres).

                                                    > Géraldine Le Meur (@geraldine)

geraldine_le_meur_kmeronPersonnalité du web, Géraldine est bien connue pour avoir lancé et co-piloté en son temps, avec son mari Loïc Le Meur, la célèbre conférence LeWeb, qui avait su attirer à Paris les intervenants et speakers les plus prestigieux de la Net économie. Aujourd’hui basée à San Francisco et co-fondatrice de The Refiners, un accélérateur de start-up dont la vocation est d’accompagner de jeunes pousses étrangères à assimiler les codes culturels de la Silicon Valley et à développer leur propre réseau de contacts sur place, elle est également angel investor et fière maman d’une « tribu de 3 garçons », ainsi que l’indique son profil Twitter. Régulièrement invitée en France et aux Etats-Unis à s’exprimer sur l’évolution de l’écosystème des start up et sur leurs perspectives de développement, elle est également actionnaire et membre du conseil d’administration d’un certain nombre d’entre elles.  Présente sur Twitter, LinkedIn ou Instagram, Géraldine est également très active sur Facebook, plateforme sur laquelle elle partage de nombreuses vidéos et interviews.

> Jeanne Bordeau (@JeanneBordeau)

dsc_0343n52-gradientRégulièrement citée dans les colonnes de ce blog, Jeanne est assurément une des professionnelles françaises les plus averties et les plus inspirantes en matière de branding, de storytelling et de communication. Fondatrice en 2004 de l’Institut de la qualité de l’expression, premier « bureau de style » en langage, dont le but est d’aider les entreprises à mettre en accord leurs messages avec leur identité et leurs valeurs, elle a précédemment été critique littéraire, lobbyiste et directrice d’une maison d’édition. Artiste et auteure de plusieurs ouvrages de référence sur le langage et la communication, Jeanne et ses équipes ont investi depuis une dizaine d’année les champs de l’écriture digitale, avec une acuité et une pertinence dont peu de web agencies peuvent hélas se prévaloir. A ce titre, la lecture du dernier ouvrage de Jeanne «Le langage, l’entreprise et le digital » est à recommander d’urgence à tous ceux qui s’intéressent à la communication et son évolution… tout autant qu’aux web marketers et autres experts du brand content. Très active sur Twitter, on retrouve également Jeanne sur LinkedIn et dans de nombreuses interviews en ligne, bien référencées par Google.

> Sandrine Plasseraud (@sandrine)

sandrine-plasseraudAprès un début de carrière effectué chez Playtex puis au sein du groupe Renault, où elle a été en charge de différentes fonctions marketing (en Angleterre et en France), Sandrine est une de ces rares professionnelles qui a ensuite fait le choix audacieux de passer de l’annonceur à l’agence, en intégrant en 2008 l’agence We are social. Aujourd’hui Directrice Générale de We Are Social France, elle a déjà remporté avec ses équipes plusieurs distinctions recherchées dont le Prix de la meilleure agence Social media de l’année 2016. Fréquemment invitée par les médias à exprimer sa vision de la transformation numérique des entreprises et de l’évolution des enjeux du web 2.0, elle intervient également dans le cadre de nombreuses conférences et est aujourd’hui reconnue comme une des professionnelles incontournables sur ces sujets. Bien évidemment présente sur de nombreuses plateformes, on retrouve Sandrine aussi bien sur Facebook, LinkedIn, Google + que Pinterest ou Flickr… Sur Twitter, où elle est également très active, elle partage aussi bien l’actualité de l’agence que le contenu de ses interventions ou des informations plus générales concernant le web 2.0 et la #TransfoNum bien entendu.

> Emmanuelle Leneuf (@FlashTweet)

emmanuelle-leneufPour les habitués de Twitter, on ne présente plus Emmanuelle, journaliste et conceptrice du plus petit média du monde, ainsi qu’elle aime à le baptiser : le #FlashTweet.  Soit un condensé de l’actualité de l’innovation et du numérique, résumée chaque jour en 10 tweets, et qui réunit chaque matin au moment de sa diffusion une communauté de plus en plus impressionnante de followers,  séduits par la qualité de cette sélection d’articles savamment mise en valeur et rehaussée par de nombreuses exclusivités. Lancé en 2015, le #FlashTweet a permis au compte Twitter d’Emmanuelle de passer de 1 000 followers à peine à plus de 25 000 aujourd’hui. Une communauté passionnée et fidèle, dont la mobilisation et l’engagement lui ont également ouvert les portes de nombreuses entreprises, intéressées par sa vision et son média innovant et original. Bref : une femme du numérique à suivre sur Twitter bien sûr mais également sur ses autres comptes sociaux : LinkedIn, Facebook, Google+, YouTube, etc.

> Florence Karras (@Flokarras)

1ek_gzlnChief Digital Officer chez BNP Paribas Cardif, Florence est une de ces professionnelles du numérique parmi les plus influentes, à ce titre très régulièrement invitée dans les colloques et conférences dédiés notamment à la transformation numérique et à ses impacts. Classée 3ème du « TOP 20 des CDO les plus influents » établi en juin dernier par l’Institut Brandwatch, sa communauté compte aujourd’hui plus de 4 500 followers sur Twitter, qui la suivent et repartagent avec assiduité chacune de ses nouvelles publications. Passionnée par l’innovation et les médias sociaux, elle aime aussi la prospective et la détection des tendances qui deviendront ensuite « mainstream ». Véritable digital evangelist chez BNP Paribas Cardif, elle est aussi très impliquée dans la communauté d’influenceurs #i4Emploi, dont le but est d’apporter aide et accompagnement aux chercheurs d’emploi sur les réseaux sociaux. Florence est également active sur les plateformes Facebook, LinkedIn, Viadeo, Google+…

> Béatrice Judel (@bjudel)

ohkyrjcnChampionne du numérique à double titre, car elle n’hésite pas à promouvoir et à défendre sur ses comptes la cause des femmes en entreprise, mais également de par son dynamisme à toute épreuve de dircom hyperconnectée, Béatrice, Directrice Marketing et Communication de Pierre & Vacances Conseil Immobilier, est une source d’information incontournable sur les réseaux sociaux pour tout ce qui concerne l’immobilier, mais également le tourisme, l’environnement et les loisirs. Dans ses fonctions chez PVCI, elle est également à l’origine d’une initiative numérique à la réussite aujourd’hui largement saluée : le lancement d’une  communauté d’ambassadeurs de marque, qui rassemble aujourd’hui de nombreux collaborateurs de son entreprise, tous actifs désormais sur Twitter et qui communiquent quotidiennement sur les produits du Groupe, les actualités du marché de l’immobilier et les expertises de Pierre & Vacances Conseil Immobilier… En bonne apôtre du digital au sein de sa profession, Béatrice est également active sur Facebook, LinkedIn, Viadeo, Pinterest, Instagram…

> Fadhila Brahimi (@FBrahimi)

xsmparknEntrepreneuse, coach en eRéputation et communication d’influence, Fadhila accompagne aussi bien les entreprises que des personnalités dans le développement de leurs compétences digitales et la gestion de leur visibilité et de leur réputation sur les médias sociaux. Co-auteure du livre « Moi 2.0 » et contributrice à de nombreux ouvrages sur les médias sociaux, elle est aussi régulièrement sollicitée par les médias et les organisateurs de conférence pour s’exprimer sur le personal branding, discipline qu’elle a largement contribué à faire connaître et à développer en France depuis une dizaine d’années et sur laquelle son expertise est sans équivalent. Au-delà de Twitter, réseau sur lequel elle est est particulièrement active, on la retrouve sur de nombreuses plateformes : LinkedIn, Facebook, Google+, YouTube, Vimeo, Slideshare, etc.

> Axelle Lemaire (@axellelemaire)

2014-06-18_wan_axelle_lemaireDe nationalité française et canadienne, Axelle a grandi au Québec et rejoint la France à l’adolescence. Elue en juin 2012 députée de la 3ème circonscription des Français établis hors de France (à ce titre, elle représente jusqu’en mai 2014 les Français installés dans dix pays d’Europe du Nord), elle a été nommée Secrétaire d’Etat chargée du Numérique et de l’Innovation en avril 2014, en remplacement de Fleur Pellerin. Bonne experte des différents enjeux de la transformation numérique des entreprises et des institutions, elle a notamment présenté en octobre 2013 avec Hervé Gaymard un rapport sur la stratégie numérique de l’Union européenne, avant de soutenir et de voir aboutir, dans le cadre de son mandat de Secrétaire d’Etat, son projet de loi pour une République numérique (adoptée en septembre 2016). Evidemment très présente dans les médias, Axelle est très active sur Twitter et LinkedIn, dont elle est l’une des « influenceuses » reconnues, mais également sur Facebook (entre autres).

                                > Ludwine Probst (@nivdul)

img_8284-1024x683Aujourd’hui développeuse et data engineer freelance, Ludwine s’est lancée en informatique après des études de mathématiques (bac S, classe prép. PSCI puis fac de mathématiques). Rapidement sensibilisée à la cause de la défense et la promotion du rôle des femmes dans le secteur du numérique, elle s’est engagée dans le milieu associatif dès 2011 pour lutter contre les stéréotypes attachés à ce milieu et donner envie à d’autres femmes de se lancer dans ces métiers digitaux réputés très masculins. Lauréate en 2014 du trophée Excellencia, qui récompense des femmes « high tech » exemplaires, elle a depuis lors fondé sa propre association (« Ladies of Code ») et été très sollicitée par les médias français et étrangers pour parler de son expérience de développeuse et partager sa vision du rôle des femmes dans l’économie numérique. Active sur Twitter, mais également sur LinkedIn ou Facebook, on retrouve également ses nombreuses interviews sur le web…

Découvrez la suite et fin de cette shortlist de championnes du numérique dès mardi 27 décembre prochain…

 

 

Expérience client : encore un long parcours à faire pour les marques françaises !

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Douche écossaise. Je vous l’avoue, parmi les résultats d’étude qui m’interpellent le plus, année après année, figurent incontestablement les tendances relevées par le cabinet Forrester en matière d’expérience client.

Et de vous à moi, l’édition 2016 de son Customer Experience Index, qui a porté en l’occurrence sur plus de 800 marques actives en France, en Allemagne, au Royaume-Uni, aux Etats-Unis, au Canada, en Australie, en Inde et en Chine, est loin de me rassurer…

A l’heure où tout un chacun ne cesse en effet de louer les vertus de l’expérience client (à juste titre, j’évoque moi-même régulièrement le sujet sur le BrandNewsBlog), la perception des consommateurs sur l’expérience offerte par ce très large panel de marques étudié par Forrester est non seulement mauvaise, mais en constante dégradation.

Et, cerise sur le pudding si j’ose dire, au-delà du constat déjà navrant de cette dégradation observable à peu près partout dans les pays cités ci-dessus, le plus embarrassant est bien que les marques françaises figurent parmi les plus mauvais élèves de la classe, par dessus le marché (!)

Parmi les 34 marques issues des secteurs du commerce, de l’e-commerce et de la banque qui ont été en effet étudiées en France et soumises au verdict de plus de 9 000 de nos compatriotes, aucune n’atteint le niveau « excellent » en terme de Customer Experience Index Score. Aucune non plus n’est digne du niveau « bien » à en croire Forrester, ce qui semble encore plus préoccupant…

Comment expliquer une telle déroute ? Et pourquoi un tel écart entre le volontarisme expérientiel affichée par les entreprises et le verdict des consommateurs ? Comment faire pour redresser la barre et améliorer enfin cette expérience client dont chacun s’accorde à dire qu’elle représente un des enjeux clés du succès et de la pérennité des marques ?

C’est ce que je vous propose de voir dans mon billet du jour… en évitant surtout de sombrer dans la sinistrose. Car si le chemin est encore long pour la plupart des marques, il est accessible à toutes. Et le défi d’une « expérience client parfaite » est suffisamment ambitieux et important pour mobiliser selon moi tous les collaborateurs et toutes les énergies de l’entreprise.

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Customer experience Index 2016 : des résultats plutôt inquiétants… et qui se dégradent

Après avoir eu du mal à décoller il y a quelques années, les concepts d’expérience client et de marketing expérientiel ont connu un succès assez fulgurant et sont aujourd’hui devenus incontournables. Au point que, d’après l’éditeur Oracle, 97% des entreprises interrogées au sujet de leurs priorités affirment que l’amélioration de l’expérience client est désormais primordiale et essentielle à leur réussite ! Et, quel que soit le secteur considéré, une large majorité des entreprises déclare également avoir engagé des démarches spécifiques et mis en place des indicateurs pour mesurer les résultats de leur actions d’amélioration en la matière.

Hélas, il faut croire que les résultats de cette mobilisation universelle ne sont pas toujours à la hauteur des espérances et des investissements consentis, puisque le score moyen de l’ensemble des marques étudiées au niveau mondial se dégrade sensiblement. Une détérioration qui reboucle avec les conclusions de nombreuses études sectorielles menées précédemment par d’autres observateurs, comme Cap Gemini, dont le World Insurance Report 2015 pointait déjà une telle dégradation de l’expérience client dans le secteur de l’assurance (lire à ce sujet cet article)…

A l’échelon national, au-delà d’une dégradation de l’appréciation des consommateurs français entre 2015 et 2016, c’est aussi à un véritable « décrochage » que nous assistons également sur cet item par rapport à nos concurrents européens, Grande-Bretagne et Allemagne en tête, d’après le cabinet Forrester.

Pour la deuxième année consécutive en effet, aucune marque française ne peut en effet se prévaloir d’offrir une expérience jugée « excellente » ou « bonne » par les consommateurs, alors que c’est le cas d’une marque britannique sur cinq (20%) et de près d’une marque allemande sur six (14%). 

Plus inquiétant : alors qu’en 2015, les expériences clients proposées par les marques françaises étaient jugées « acceptables » dans 40% des cas (contre 42% pour les marques britanniques et allemandes), ces dernières ont fait d’énormes progrès en 2016 semble-t-il, tandis que les françaises auraient régressé : 35% seulement des expériences offertes en 2016 par les marques françaises sont jugées « acceptables » par les consommateurs, contre respectivement 65% et 71% pour les marques britanniques et allemandes !

Quand on sait que plus d’un consommateur sur dix ayant vécu récemment une expérience de marque décevante se déclare susceptible de « changer de crèmerie », on voit l’importance que peuvent revêtir de telles statistiques…

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Au royaume de l’expérience client, les borgnes sont rois ? De fait, les 3 marques jugées les meilleures en terme d’expérience client par les consommateurs français : Crédit mutuel pour le secteur bancaire, Yves Rocher pour le commerce et Amazon pour l’e-commerce (société certes américaine, mais la seule à arriver en tête de son secteur dans la plupart des pays européens), n’offrent pas pour autant des expériences jugées « bonnes » ou « excellentes ». Elles obtiennent simplement les meilleures notes dans la catégorie « expérience acceptable ». De quoi doucher quelques illusions, assurément…

Des consommateurs français à la fois plus critiques et moins technophiles…

Pourquoi une telle déroute des marques françaises par rapport à leurs consœurs européennes ? En première analyse, il serait tentant de se dédouaner de cet impitoyable verdict en pointant l’éternel pessimisme de nos compatriotes, qui se manifeste d’étude en étude, qu’il s’agisse de juger de leurs conditions de vie ou de faire part de leur degré de confiance en l’avenir. Car l’expérience de marque évaluée par les consommateurs relève bien, en effet, d’une question de perception et d’ordre de priorités…

A cet égard, les Français sont étrangement paradoxaux. A la fois moins exigeants vis-à-vis des marques que leurs voisins européens (ils ne sont que 62% à placer la qualité de la relation client au sommet de leurs attentes, contre 67% outre-Manche et 70% outre-Rhin), ils sont aussi plus facilement critiques et se montrent plus réfractaires aux changements et à l’innovation, ainsi que le démontre l’étude Forrester.

Manifestement moins en recherche de nouvelles expériences que leurs homologues anglais et britanniques, et globalement moins technophiles, ils se montrent aussi plus négatifs quand il s’agit de noter la qualité d’un service client, a fortiori quand on les contraint à passer au tout numérique. La faute, sans doute, à la proportion très importante au sein de la population française de ces profils que Forrester qualifie de « Reserved Resisters » : des consommateurs (familles le plus souvent) ayant une faible appétence pour le changement, qu’il soit technologique ou dans leurs habitudes de consommation.

De l’importance de capitaliser sur les émotions dans le parcours client, au-delà des simples facteurs d’efficacité et de simplicité

Nonobstant les spécificités des consommateurs français par rapport à leurs homologues européens, le constat de la dégradation dans le temps de leurs expériences de marques demeure flagrant et sans appel.

A ce titre, pour enrayer la spirale de l’échec et éviter en quelque sorte le « déni expérientiel » des marques les moins dynamiques, le cabinet Forrester les exhorte dans son rapport à accélérer leur transformation numérique et à faciliter et accompagner l’appropriation des nouveaux outils et plateformes par leurs clients. Face aux expériences particulièrement riches proposées par les disrupteurs Airbnb, Amazon ou les services bancaires en ligne HelloBank ou BforBank notamment, il est indéniable que les attentes des clients européens vis-à-vis des autres marques présentes sur ces marchés ont en effet tendance à augmenter. Et ce n’est sans doute que le début…

Par ailleurs, l’étude démontre, sans aucune ambiguïté, à quel point il peut être important et différenciateur pour les marques de capitaliser sur le facteur « émotion ». Au-delà des critères de simplicité et d’efficacité que Forrester a également décortiqué et mis en avant, comme autant de facteurs différenciateurs pour les marques, le cabinet anglo-saxon insiste bien sur ce constat : à savoir qu’un client mis en confiance, qui se sentira respecté et compris sera sensiblement plus loyal envers la marque qu’un client négligé voire en colère.

Sur ce plan également, les marques anglaises et allemandes se montrent davantage susceptibles de fournir à leur clientèle des « émotions » positives que les marques françaises. « Le ratio d’expériences clients positives par rapport aux négatives est en moyenne de 6/1 au Royaume-Uni, de 8/1 en Allemagne, contre seulement de 4/1 en France », explique ainsi Joana van den Brink-Quintanilha, rapporteuse de l’étude chez Forrester.

A ces facteurs clés de succès que sont donc l’émotion et l’innovation, Forrester ajoute par ailleurs quelques recommandations, qui rebouclent complètement avec celles déjà données par un certain nombre d’experts en matière d’expérience client (voir ici l’article détaillant le contenu de ces recommandations) :

  1. Personnaliser l’expérience client
  2. Implémenter des stratégies pluridisciplinaires
  3. Mettre en place un leadership disruptif
  4. Connecter la culture de l’entreprise à sa réussite
  5. Opérer à la vitesse de ceux qui provoquent les ruptures
  6. Faire évoluer les programmes de fidélité
  7. Convertir la business intelligence en valeur ajoutée pour le client
  8. Maîtriser le numérique
  9. Se différencier au travers de la confidentialité des données
  10. Mettre en place un modèle opérationnel fortement axé sur le client

Sans aller trop avant sur le sujet, car j’aurai l’occasion d’y revenir sur le BrandNewsBlog (vous savez à quel point j’attache de l’importance à cette notion d’expérience client), j’ajouterai à la liste de recommandations ci-dessus l’importance de faire de l’amélioration de l’expérience client une des priorités stratégiques de l’entreprise. De cette priorité transversale à toutes les équipes et départements, il découle évidemment que la co-conception de solutions et de produits avec le client, mais également la dimension collaborative de la réflexion et de la démarche en interne sont tout à fait primordiales pour atteindre cette « expérience parfaite » dont j’ai déjà parlé dans les colonnes de ce blog :-)

 

 

En finir avec la dictature du court terme: enjeu majeur pour les marques et les dirigeants ?

long-term-investment-sketchLa semaine passée, je vous parlais des communicants, qui sont en train de « reprendre la main » et de la hauteur face aux changements occasionnés par la révolution numérique (voir ici mon billet à ce sujet).

Manifestement, les professionnels de la communication ne sont pas les seuls à ressentir cet impérieux besoin de prise de hauteur… Pour beaucoup d’entre eux, les dirigeants d’entreprises sont en effet engagés dans un combat assez similaire : reprendre la main sur la transformation de leur marché et lutter, en premier lieu, contre les conséquences délétères de cette dictature du court terme qui tend hélas de plus en plus à s’ériger en principe de gestion des entreprises.

Pourtant, et le constat est très clair à la lecture du palmarès annuel des 100 P-DG les plus performants du monde¹ : ce sont bien les louanges de la stabilité et d’un management pérenne que chante ce classement établi depuis 2010 par la Harvard Business Review. Et, davantage encore que ce palmarès, le témoignage même des 3 premiers dirigeants recueilli cette année par la Revue de management est édifiant sur ce point.

Qu’il s’agisse de Pablo Isla (P-DG de Inditex), de Martin Sorrell (P-DG du groupe publicitaire WPP) ou bien de Lars Rebien Sørensen (P-DG du groupe pharmaceutique Novo Nordisk), chacun de ces champions pointe à sa manière, dans l’interview réalisée par la HBR, les ravages du court-termisme et surtout ses conséquences néfastes sur le développement d’une marque à long terme.

A la fois audacieux, à l’écoute des mutations du monde, des attentes des consommateurs et des nouvelles tendances de management, mais aussi et surtout pleins de bon sens, ces dirigeants visionnaires m’ont inspiré mon billet du jour…

Les dirigeants « surperformants » occupent généralement leurs fonctions depuis longtemps

Si le classement établi par la Harvard Business Review réserve un certain nombre de surprises, avec notamment son lot de P-DG entrants et sortants (33 dirigeants l’intègrent cette année tandis que 30 seulement en font partie pour la 3ème année consécutive), une des conclusions les plus étonnantes de ce palmarès réside incontestablement dans les états de service de ces grands patrons.

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En effet, dans un contexte pourtant imprévisible, où les économies mondiales tournent au ralenti et les incertitudes politiques sont légion, il n’est pas anodin de noter que les 100 meilleurs P-DG du monde occupent en moyenne leurs fonctions depuis 17 ans, soit 10 ans de plus que la « durée de vie » moyenne des dirigeants des 1 000 plus grandes entreprises mondiales.

Cette stabilité, de plus en plus menacée il faut le dire par la montée au capital des entreprises d’investisseurs activistes, qui ont tendance à se concentrer uniquement sur les résultats à court terme, apparaît a contrario comme un facteur clé de succès dès lors qu’on la corrèle avec les performances économiques et boursières des entreprises, comme l’ont fait les experts de la Harvard Business Review.

En prenant en compte les résultats obtenus sur toute la durée de leur mandat, et non la seule année écoulée, les 100 dirigeants distingués par la HBR ont généré avec leur entreprise une rentabilité boursière globale de 2 091 %, soit une rentabilité annuelle de plus de 20 % !

Au-delà du seul critère de la performance financière de leur entreprise, qui vaut aux 100 P-DG cités de figurer dans ce classement, la stabilité favorise aussi indéniablement, comme le soulignent bien Pablo Isla, Martin Sorrell et Lars Rebien Sørensen, une gestion plus pérenne du business mais également plus audacieuse.

Si l’influence et le rôle des dirigeants sont souvent surestimés, comme le reconnaît bien volontiers le P-DG de Novo Nordisk, il n’en est pas moins vrai que les patrons qui jouissent depuis un moment de la confiance de leurs actionnaires ont en effet tendance à prendre plus de risques et à investir pour consolider la place de leur entreprise, ce que ne peuvent plus se permettre des CEO « sur la sellette » ou mis sous pression par des actionnaires et des conseils d’administration focalisés sur la seule rentabilité à court terme.

A cet égard, la tendance récente à l’accélération de la valse des dirigeants, constatée dans tous les pays et quel que soit le marché, n’est sans doute pas une nouvelle rassurante… En 2015, le turnover des P-DG au niveau mondial a en effet atteint un record historique de 17 % et, ironie révélatrice, il n’est pas indifférent de remarquer que le lauréat du classement 2016 de la HBR, Lars Rebien Sørensen, a lui-même été victime de ce mouvement en cette fin d’année, puisque malgré l’excellence de ses résultats, il a été annoncé au mois de septembre qu’il quitterait la présidence de Novo Nordisk en décembre (soit 2 ans avant la fin de son mandat), du fait d’une moins bonne performance boursière en 2016…

Le développement des marques et la prise de risques, arts en perdition ?

Pour Martin Sorrell, personnalité de la communication et président du premier réseau mondial d’agences de publicité, la dictature du court terme aurait un autre effet indidieux : elle accélèrerait également significativement les effets de turnover et de « zapping » chez les cadres et dirigeants.

Ainsi, moins intéressés par le développement de marque que par la création et le lancement de nouveaux business, le goût de l’investissement sur le long terme et la fidélité à l’entreprise auraient tendance à être de plus en plus supplantés par la chasse aux seules opportunités. Ainsi, l’art délicat de la construction et du développement de marque à long terme aurait tendance à être en perdition, alors même que l’engagement et l’investissement dans la durée sont des facteurs clés de succès d’un branding réussi.

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Au-delà de cette question d’engagement personnel parfois vacillant, le manque d’audace et de prise de risque qu’induisent les raisonnements et objectifs court-termistes est évidemment un fléau mortifère pour les entreprises et leur marque(s).

De fait, pour adapter l’entreprise à ses marchés, conduire et réussir sa transformation (et pas seulement sur le plan digital), les P-DG doivent certes être visionnaires, mais également et avant tout obtenir l’assentiment de leurs actionnaires pour mener les plans de modernisation et de mutation ambitieux qu’ils souhaitent mettre en œuvre. Un véritable casse tête pour ces dirigeants et leurs équipes quand leurs actionnaires se montrent peu pressés d’investir ou franchement frileux, ainsi que le rappelle ci-dessous Lars Rebien Sørensen…

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Savoir gérer les temps courts et la volatilité aussi bien que les temps longs : nouvelle compétence commune aux communicants et aux dirigeants…

En réalité, les trois dirigeants interrogés par la Harvard Business Review ne manquent pas de le souligner : il serait évidemment illusoire de prétendre s’abstraire totalement des contraintes de court terme.

Dans des contextes particulièrement volatiles, marqués par un grand nombre d’incertitudes géopolitiques et macro-économiques, les entreprises et leurs dirigeants sont souvent obligés de « naviguer à vue » et doivent accepter cette pression croissante de l’urgence dictée aussi bien par leur environnement que les actionnaires et investisseurs activistes dont j’ai parlé ci-dessus.

Dans un monde où l’instantanéité tend à devenir la norme et les nouvelles technologies jouent un rôle évident d’accélérateur, la maîtrise des évènements et de la communication devient hautement sensible et délicate, pour des P-DG dont la posture d’autorité et les messages n’ont jamais été aussi concurrencés par une foule d’émetteurs.

Contraints, comme leurs communicants, de lâcher prise et d’accepter de perdre au moins partiellement le contrôle, les dirigeants doivent à leur tour apprendre à « jongler » en permanence entre les impératifs du temps court et de l’urgence et cette prise de hauteur indispensable que requièrent la réflexion stratégique et l’inscription de la marque dans le temps long.

Un grand écart auquel les professionnels de la communication et de la com’ de crise en particulier sont certes déjà habitués, mais que les dirigeants doivent eux aussi maîtriser avec souplesse, comme le rappelait judicieusement Jean-Marc Atlan², dans cette tribune accordée récemment à Intermédia.

A la manière des communicants, dont le métier tend en effet à se bipolariser « autour des enjeux du temps long d’une part, avec des missions d’identité, et des enjeux de l’immédiat d’autre part, autour de la communication sensible, de crise », les dirigeants d’entreprises sont appelés à devenir de véritables « gymnastes du temps » et à s’approprier, au passage, ces nouveaux registres de la communication de crise que sont la sincérité et la compassion, le courage et l’émotion, propres à susciter l’engagement durable des collaborateurs et des autres parties prenantes.

De même que Lars Rieben Sørensen, Pablo Isla, P-DG d’Inditex, reconnaît ainsi avoir fait évoluer progressivement son style de leadership pour intégrer ces nouveaux modes d’expression et un management plus fédérateur :

GANAR MAS PABLO ISLA ALVAREZ DE TEJERA consejero delegado de InditexDe nouvelles formes de leadership, pour des entreprises en pleine transformation

« Gymnastes du temps » et Chief Emotional Officers de leur entreprise (pour reprendre une expression chère à Christophe Lachnitt :), les dirigeants d’aujourd’hui doivent aussi s’approprier de nouvelles casquettes, ainsi que je l’évoquais il y a quelques mois dans cet article.

Chefs d’orchestre et storytellers de leur marque, il leur revient aussi d’en impulser la transformation, aussi bien en termes d’adaptation aux nouvelles règles et contraintes de leur marché que sur le plan digital.

A cet égard, la mutation du groupe WPP menée par Martin Sorrell et ses troupes, de même que l’évolution de la plupart des grands réseaux mondiaux d’agences de communication et de publicité d’ailleurs, sont tout à fait remarquables. Au point que, dixit le dirigeant britannique, « le numérique représente aujourd’hui 40 % du business de WPP et 25 % pour la data ».

Mais la transformation des entreprises et des formes de leadership ne s’arrête pas là : ainsi que le démontre clairement l’interview de Pablo Isla, Martin Sorrell et Lars Rieben Sørensen, le secret de la performance de ces dirigeants tient aussi à leur grande capacité d’adaptation à l’évolution de leur marché et à l’évolution de la société en général.

Ainsi, et sur de nombreux points, les 3 P-DG distingués par le classement de la Harvard Business Review se montrent proactifs et plutôt exemplaires. Egalité hommes-femmes, intégration de la génération Y, rémunération, intégration croissante des différents facettes de la Corporate Social Responsibility, affirmation d’un brand purpose différenciateur et souci de mettre en avant de véritables bénéfices pour les parties prenantes : les chantiers sont certes nombreux et la marge d’amélioration encore substantielle dans certains domaines, ainsi qu’ils le reconnaissent eux-mêmes, mais l’exemple de ces 3 leaders montre bien que leur performance financière et économique s’est constamment accompagnée du souci de la performance sociale et humaine de leur marque et de leur entreprise.

 

Notes et légendes :

(1) Le palmarès des « 100 P-DG les plus performants du monde » conçu par Morten T. Hansen, H. Ibarra et U. Peyer est publié par la Harvard Business Review depuis 2010. Il est établi en prenant en compte les résultats financiers obtenus par les dirigeants sur toute la durée de leur mandat et intègre un certain nombre d’autres critères, comme la Corporate Social Responsibility depuis cette année, avec un certain nombre de paramètres environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) pris en compte.

A noter : ce classement comporte 11 P-DG français, classés entre la 7ème et la 77ème place, dont : Bernard Arnaud (LVMH, 7ème), Benoît Potier (Air Liquide, 9ème), Jacques Aschenbroich (Valeo, 10ème), Martin Bouygues (Bouygues, 15ème), Maurice Lévy (Publicis, 31ème), Jean-paul Agon (L’Oréal, 47ème), Xavier Huillard (Vinci, 48ème), Gilles Schnepp (Legrand, 56ème), Jean-Paul Clauzel (Actelion, 59ème), Michel Landel (Sodexo, 61ème), Pierre Nanterme (Accenture, 77ème).

(2) Précédemment Directeur du planning stratégique de Burson-Marsteller puis Directeur communication et stratégie d’April Group (entre autres), Jean-Marc Atlan est, avec Nicolas Farrer, le co-fondateur de l’agence EKNO, spécialisée dans les stratégies et la communication d’influence.

 

Crédits photos & illustrations : Harvard Business Review, X, DR

 

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